jeudi 30 septembre 2010

Coupe du monde : avant / après

La coupe du monde de football qui a eu lieu au début de l'été dernier a parfois des répercussions inattendues. Avant, il n'était pas rare d'assister à la scène suivante, se déroulant à n'importe quel guichet (poste, aéroport, mairie...) :

L'employé(e) : Il me faudrait une pièce d'identité, s'il vous plaît.
Hyonou : (Donne son passeport)
L'employé(e), avec un regard intrigué sur le passeport puis sur Hyonou : Corée... C'est la Corée du Nord ou la Corée du Sud ?
Hyonou : C'est la Corée du Sud, je viens de Séoul. De toute façon, les Nord-coréens n'ont pas le droit de quitter leur pays.
L'employé(e) : Ah !

Aujourd'hui, au guichet de la gare où Hyonou était venu acheter un abonnement de train, j'ai assisté à une nouvelle version de cette scène : 

L'employé des CFF : Il me faudrait une pièce d'identité, s'il vous plaît.
Hyonou : (Donne son passeport)
L'employé des CFF, avec un regard intrigué sur le passeport puis sur Hyonou : Corée... C'est là que l'entraîneur de l'équipe de foot a été condamné aux travaux forcés ?
Hyonou : C'est en Corée du Nord. Moi, je viens du Sud...
L'employé des CFF : Ils auraient mieux fait d'y envoyer Domenech !

Cette conversation peut paraître surréaliste, mais c'est hélas la vérité. Après une défaite honorable (2-1) contre le Brésil, pourtant la meilleure équipe du monde d'après Hyonou, la Corée du Nord a été écrasée par le Portugal (7-0), et le malheureux entraîneur a appris à ses dépens qu'il est possible, sous la dictature de Kim Jongil, d'être envoyé au goulag pour un simple match de foot perdu. Espérons que Kim Jongeun, le fils de Kim Jongil qui vient d'être officialisé dans un statut d'héritier, pourra faire évoluer la Corée du Nord vers un peu plus de démocratie et d'humanité...




mardi 28 septembre 2010

Il va falloir dire au revoir à Bata et Zula

Nous avons appris une mauvaise nouvelle ce soir. Alors qu'est examiné, en ce moment, un nouveau projet de loi sur l'immigration, qui risque entre autres de restreindre l'accès à des titres de séjour pour les étrangers malades ne pouvant pas se faire soigner dans leur pays (voir ici) et de réduire les pouvoirs du juge des libertés et de la détention, qui est souvent le seul recours des sans-papiers face à des procédures abusives (pour le détail des propositions du projet de loi, voir ici), nous avons appris que nos amis Bata et Zula, après avoir épuisé tous les recours possibles, se sont vus refuser un titre de séjour et doivent quitter la France dans les plus brefs délais.

Bata et Zula sont un jeune couple originaire de Mongolie. Il y a un peu plus d'un an, des élections présidentielles se sont tenues dans leur pays. Bata, qui est cinéaste, a été contacté (vraisemblablement par des membres du parti alors au pouvoir) pour monter un film accusant le principal opposant de corruption. L'opposant a remporté les élections malgré le scandale causé par le film, dont les commanditaires se sont brutalement évanouis dans la nature. Bata s'est retrouvé en première ligne d'une accusation de "calomnie du président" (qui, je le rappelle, était simple candidat au moment des faits), sans pouvoir prouver que le film n'était pas de lui, puisqu'il s'est contenté de monter dans l'ordre indiqué des images livrées par les personnes qui l'ont contacté. Il a été battu, son atelier et son domicile saccagés, il a été arrêté et emprisonné. Mais surtout, Zula, sa jeune épouse enceinte, a été menacée de mort. Sur les conseils de leur famille, qui a sacrifié ses économies pour payer les frais exorbitants du voyage clandestin vers l'Europe, Bata et Zula ont décidé de quitter la Mongolie. Au cours d'un long voyage, en train jusqu'à Moscou puis en camion vers la France (sans jamais quitter l'intérieur du camion, où ils disposaient juste d'un seau vidé de temps en temps par le conducteur pour les besoins naturels), ils ont tous deux contracté l'hépatite C. Un beau jour, le camionneur les a fait descendre, leur a dit qu'ils étaient en France, et a disparu... Ils venaient d'arriver à Annemasse. Dès leur première nuit, dans la rue, ils se sont fait voler tout ce qu'ils avaient emporté dans leur fuite. Bata étant très malade, ils ont cherché une église pour demander de l'aide. Ils ont rapidement été pris en charge par une association. Durant la procédure de demande d'asile, la mairie leur a trouvé un appartement et l'association s'est occupée de leurs démarches de régularisation. Sans succès, malgré un an de procédures et de recours jusqu'au président de la République...

Concrètement, cela signifie qu'un jeune couple cultivé, diplômé et menacé de mort dans son pays d'origine, va y être renvoyé. En plus des problèmes politiques, ils ne sont toujours pas guéris de leur hépatite C (ce qui implique que l'option de se réfugier à la campagne en espérant se faire oublier n'est pas envisageable, puisqu'ils devront être soignés à l'hôpital d'Oulan-Bator). De plus, leur petite fille Michelle, âgée de neuf mois et née en France, a aussi contracté la maladie : elle devra être soignée dans quelques temps, mais d'après ses parents, la Mongolie n'a pas les infrastructures nécessaires pour soigner de si jeunes enfants...

J'en pleurerais de colère et d'impuissance.

samedi 25 septembre 2010

Les mariages se suivent et ne se ressemblent pas

Cette fois, pas de cérémonie interreligieuse, mais une célébration œcuménique conduite par un prêtre (le père Amédée de Fillinges) et notre pasteur ; pas de goûter préparé par les invités pris dans la salle d'un domaine viticole ouvrant sur le lac et les Alpes, mais un apéritif servi au château d'Avully, près de Thonon. Seule la météo ne change pas : il fait décidément cru, comme on dit ici (c'est-à-dire froid et humide), et les averses sont abondantes.

Les mariés d'aujourd'hui sont Cyrielle et Michaël. Cyrielle est la fille de l'une des choristes de notre petit groupe, et la chorale a donc participé à la cérémonie ! 

 La chorale se prépare

 Michaël et Cyrielle à la fin de la cérémonie

 En arrivant au château d'Avully : un lampadaire, un rosier et une vache

 Les invités arrivent au château



 L'apéritif servi dans une des salles du château (il pleuvait trop pour aller dans le jardin)

 Hyonou et une assiette intelligente où l'on peut poser son verre

La cour du château


Nous ne sommes pas restés pour le dîner, mais c'est presque dommage... car voici le menu ! Deux petits cochons rôtissant à la broche...

 

Mariage pluvieux, mariage heureux

Hier après-midi, nous étions invités au mariage de Viviane et Samuel. Nous avions connu Viviane à Paris, lorsqu'elle avait commencé des études de théologie à l'IPT. Nous l'avons retrouvée il y a peu, lorsqu'elle est revenue dans sa Suisse natale pour faire un doctorat à l'université de Lausanne.

Le temps s'est bien rafraîchi ces derniers jours et il a plu sur les magnifiques paysages du Lavaux. 

 

Après le mariage civil à la préfecture de Cully, nous sommes montés au-dessus des vignobles jusqu'à une toute petite chapelle où a eu lieu une cérémonie originale, puisque la mariée est chrétienne mais que le marié se sent proche de la spiritualité bouddhiste.

L'intérieur décoré de la chapelle

 Un des vitraux

 Xavier, le célébrant

 L'échange des promesses

 A la sortie...


 Sous notre parapluie, Anthony (assistant à la faculté de Genève) et Xavier (assistant à la faculté de Lausanne, qui a présidé la cérémonie)

 A la fin de la cérémonie, le temps s'est un peu éclairci

Les jeunes mariés et la petite cousine de Viviane devant le lac et les Alpes

Dans quelques jours, Viviane et Samuel vont tout quitter pour partir s'installer en Inde.

Et devinez ce qu'on fait cet après-midi ? Oui, on est invités à un mariage...

jeudi 23 septembre 2010

Archéologie biblique

Le chantier de fouilles qui bat son plein au bureau 5022  de l'Anthropole, Université de Lausanne (bureau occupé successivement par plusieurs générations d'assistants en Ancien et Nouveau Testaments, ayant tous la fâcheuse habitude de quitter leur poste sans reprendre leurs affaires) commence à livrer plusieurs artefacts intéressants ainsi qu'une quantité considérable de papyri documentaires sans grande valeur.

Ont été ainsi mis à jour, entre autres : 
  • un ventilateur et un radiateur électrique provenant d'une strate visiblement assez ancienne
  • une planche à découper et un assortiment de couteaux de boucher, en très bon état de conservation
  • un Nouveau Testament portant la dédicace suivante sur la page de garde : "A mon fils, en souvenir de sa consécration - 1 juin 1919" (Pièce subtilisée par moi)
  • un marteau (des couteaux, un marteau... on se demande quelles étaient les méthodes pédagogiques de nos prédécesseurs !)
  • un poster dédicacé de Patrick Sébastien (qui a pris la direction de la poubelle suite à un vote unanime)
  • un projecteur à diapositives accompagné d'un carrousel qui ne lui appartient pas
  • une bouteille de cognac Napoléon, malheureusement vide (jolie bouteille, on l'a gardée pour servir de vase)
  • une barre de chocolat-souvenir de la bibliothèque John Rylands à Manchester, dans un état impropre à la consommation
  • plusieurs kilogrammes de disquettes et cassettes vidéo
  • une bouilloire
  • de la correspondance datant de l'époque lointaine où nos professeurs étaient assistants
  • plusieurs pulls et vestes d'une strate récente, puisque réclamés depuis par leur propriétaire
  • des boîtes de sucre et de tisane d'un âge à peu près préhistorique
  • des cartes du Proche-Orient ancien (ça peut servir, en remplacement de Patrick Sébastien...)
  • l'équivalent d'une forêt en papier inutile
  • deux jolis coffrets de cassettes audio dont on n'a pas très bien compris si elles servent à apprendre le thaï à partir de l'anglais ou l'anglais à partir du thaï (pièces subtilisées par Jan, assistant en Ancien Testament, qui s'est dévoué pour tester)
Bien d'autres surprises nous attendent certainement encore...

Test des liens...

Pour tester les liens !

Pourquoi ne s'affichent-ils pas de la bonne couleur ? Quelqu'un a-t-il une idée ???

mercredi 22 septembre 2010

Pour sourire un peu...

Merci à Maman, et surtout à Pascale, pour m'avoir fait suivre ce texte drôle et très mignon !

La rentrée du petit Jésus

Chère Maman pleine de grâce qui es bénie entre toutes les femmes et plein d’autres trucs chouettes encore,
Cher Papa ciselé si zélé à pourvoir à tous mes besoins,
La rentrée à l’école de Capharnaüm s’est bien passée, même si j’ai eu un peu de mal au début à trouver ma classe parce que c’est vrai que cette ville est quand même un sacré drôle de bazar. Le directeur, qui est un monsieur très gros et qui se tient tout droit, nous a parlé un peu longtemps pour nous accueillir, en nous expliquant que cette année mes enfants c’est du sérieux et que je compte sur vous pour voir enfin sortir quelque chose de bon de Galilée. Moi, j’ai pas tellement compris ce que ça voulait dire mais j’ai souri et j’ai fait oui avec ma tête comme les autres, parce que je crois pas que ce soit trop le moment de faire le guignol.
J’ai bien retrouvé mon cousin Jean-Baptiste, comme vous me l’aviez dit, mais comme il est dans la classe au-dessus il fait un peu le fier et me regarde comme un petit. C’est pas trop grave : de toute façon, je le trouve un peu bête à s’habiller avec des peaux et à faire exprès de manger des sauterelles et tout un tas d’autres trucs dégoûtants pour se faire remarquer. Remarquez, ça a l’air de bien marcher parce que plein d’enfants veulent tout le temps le suivre et c’est vrai qu’il est le chef d’une bande assez chouette. Sauf que certains m’ont dit que pour faire partie de sa bande, il fallait d’abord passer une épreuve très bête où il nous enfonce la tête sous l’eau… J’espère que quand moi aussi je serai un grand je ne serai pas aussi nul.
Ah, en parlant de l’eau, j’ai bien donné à la maîtresse – qui a l’air très gentille mais qui nous a dit qu’elle n’aimait pas les fortes têtes, mais moi ça va je pense parce que ma tête est normale – le mot d’excuses pour les cours de piscine dans le lac de Tibériade. La maîtresse, elle a fait une drôle de tête quand elle a vu que Maman avait écrit que j’étais dispensé de piscine à cause que je ne m’enfonce pas dans l’eau et que du coup ça ne sert à rien de m’apprendre à nager et en plus ça perturbe les autres enfants. Mais elle a haussé les épaules et elle a levé les yeux au ciel et elle a dit : « Bon, bon, j’aurai une petite conversation avec votre mère quand elle viendra vous chercher, mais je ne suis pas là pour remettre en cause aucune de ses conceptions… » Au premier cours, j’étais un peu triste de rester sur le bord pendant que les autres avaient l’air de drôlement s’amuser pendant que la maîtresse criait que non reviens par ici et arrêtez de m’éclabousser à la fin. J’ai même un peu pleuré que je voulais retourner à la maison de mon père, mais après des copains dont les pères sont pêcheurs m’ont apporté deux poissons, et comme j’avais cinq petits pains dans mon sac je me suis amusé avec à faire des multiplications.
Ce qui est drôlement bien dans cette nouvelle école, c’est que je me suis déjà fait plein de copains et on commence à rudement rigoler. Le jour de la rentrée, il y en a quelques uns qui avaient l’air pas mal perdus comme moi, mais dès que j’ai repéré le chemin j’ai pu leur dire : « Suis-moi », et ce qui est vraiment bien c’est qu’ils ont tout de suite laissé ce qu’ils faisaient pour venir derrière moi. Sur le chemin, on a sympathisé.
J’ai commencé par rencontrer deux frères : André et Simon. André, il a tout l’air d’être le gars sans histoire qui ne fait pas trop le mariole, mais Simon c’est autre chose. Il s’est tout de suite imposé comme celui qui commande, parce qu’il est un peu plus vieux que les autres. Je ne sais pas trop combien de classes il a déjà redoublé, mais il a déjà du poil au menton et quand on joue aux rebelles et aux Romains il veut toujours qu’on l’appelle Képhas (et pourquoi pas Pierre, pendant qu’il y est ?) et il tire drôlement fort les oreilles des Romains juste avant de s’enfuir en courant pour se cacher. En classe, la maîtresse soupire souvent parce qu’il répond un peu n’importe comment aux questions qu’elle pose, et sans lever la main : comme il connaît déjà le programme, il dit des trucs très intelligents, mais il rajoute souvent une bêtise pour amuser la galerie et du coup il se retrouve souvent au coin. Mais en sport, il arrive à rester très longtemps la tête en bas et ça c’est terrible !
Après j’ai encore rencontré deux frères plutôt turbulents – ils sont capables de faire un boucan du tonnerre ! – mais très chouettes. Il y a Jacques, qui dit souvent que même s’il est encore un enfant il ne compte pas rester mineur toute sa vie, et qui est sûrement un garçon à qui on peut faire confiance. Et puis il y a aussi Jean, son petit frère, qui a sauté tout plein de classes et qui est le chouchou de la maîtresse. Ces deux-là, leur papa s’appelle Zébédée et même si je les aime beaucoup c’est vrai qu’ils sont quand même de sacrés fayots. D’ailleurs, ils se sont assis tout près de la maîtresse, sur les bureaux juste à droite et à gauche.
Parmi ceux que j’aime bien, il y a Lévi, qui jusqu’à l’année dernière avait l’habitude de racketter les autres élèves mais qui s’est calmé cette année et qui passe son temps à faire des rédactions sur tout ce qu’on fait avec les copains. Parfois c’est un peu pénible, sauf que lui il dit que plus tard on sera bien heureux parce que ça nous fera tout un tas de souvenirs et que si on n’est pas contents c’est la même non mais bon sang, zut, flûte, nom d’un chien ! Du coup, on le laisse faire.
Mais j’ai encore beaucoup d’autres copains et ce serait trop long de tous les présenter. Par exemple, il y en a un qui s’appelle Judas et qui s’est arrangé pour être le délégué de la classe et pouvoir s’occuper de la bourse commune qui sert à acheter des goûters ou à payer des voyages ; sauf qu’aucune classe n’a jamais récolté assez pour voyager, mais Judas il dit qu’il a des idées pour qu’on gagne pas mal de sous très facilement. J’aime bien aussi Thomas, même s’il ne comprend pas toujours tout du premier coup et qu’après il faut lui réexpliquer. Et puis Philippe (un ancien copain de Jean-Baptiste), Barthélémy, et encore un autre Judas, un autre Simon et un autre Jacques. Et quelques autres encore qui nous suivent un peu.
Tous ensemble, on s’amuse bien et je crois que je commence à vraiment m’intégrer, même si la maîtresse – qui est athée – dit souvent que je suis pas croyable. Je ne sais pas trop ce que ça veut dire, mais j’imagine qu’elle le dit parce qu’en vrai elle m’aime bien.
En tout cas : vivement les vacances de la Pâque. Il paraît qu’on va aller avec toute ma classe à Jérusalem. Ce sera terrible !
En attendant, je vous envoie tout mon Esprit et je vous embrase.

Votre petit,
Jésus.

mardi 21 septembre 2010

C'est la rentrée !

Aujourd'hui, les cours ont repris à l'université. Enfin, à l'université de Lausanne en tous cas, puisqu'à Genève (et donc pour Hyonou) le semestre commençait hier. Pourquoi cette différence ? Parce que le troisième dimanche du mois de septembre est le jour du jeûne fédéral (jour de prière pour la Suisse), et que ce jour est suivi dans certains cantons, dont celui de Vaud, par un lundi férié (plus de détails ici). Le jeûne fédéral est observé dans toute la Suisse... sauf le canton de Genève, qui a son propre jour de jeûne, le jeûne genevois ! Celui-ci est fêté le jeudi suivant le premier dimanche de septembre. Son origine est incertaine, mais la tradition veut qu'on déguste ce jour-là de la tarte aux pruneaux, autrefois la seule nourriture autorisée durant la journée (plus de détails là). C'est le jour le plus calme de l'année à Genève !

Toutes ces considérations mises à part, cette première journée de cours était une bonne journée : 
  • le temps était magnifique, sans un nuage et avec un léger vent frais ;
  • les étudiants de première année ont l'air d'être un bon groupe, sympathique et réactif (et ils rient à toutes mes plaisanteries, ce qui est bon signe !) ;
  • les autres assistants biblistes et moi sommes en train de vider le bureau des reliques de nos prédécesseurs, et j'ai ainsi pu rapporter à Hyonou plusieurs volumes de Barth, le théologien sur lequel il écrit sa thèse : il était tout content ;
  • ce matin, j'ai vu passer Solar Impulse, l'avion à énergie solaire (qui fonctionne aussi la nuit) mis au point par l'ingénieur suisse Bertrand Piccard, au-dessus du campus. C'était très impressionnant : l'envergure est immense pour un tout petit fuselage, et surtout, bien qu'il soit passé tout près, il n'y avait aucun bruit, si ce n'est un léger sifflement du vent dans les hélices...
Solar Impusle au-dessus du Léman (photo trouvée sur Internet)

Demain, ce sera moins amusant : j'ai une journée de réunions !

samedi 18 septembre 2010

Pathologie : obésité

C'est le diagnostic sévère qui accompagne la nouvelle prescription de croquettes avec laquelle Célimène est ressortie du cabinet vétérinaire ce matin. Nous sommes donc les (mal)heureux maîtres d'une chatte obèse. La bonne nouvelle, c'est qu'elle n'est pas "énormément" en surpoids, si vous me passez ce mauvais jeu de mots. L'objectif est de retrouver un "poids de forme" à 4 kgs 750, ce qui signifie qu'elle n'a que 500 grammes à perdre. Cela paraît peu, mais Célimène est tout de même un petit gabarit ! 

Pour cela, il faut passer des croquettes pour chat stérilisé aux croquettes allégées, et, si elle n'a pas perdu de poids à la prochaine visite (début 2011 pour les vaccins), aux croquettes de régime. Comme chez les humains, les pathologies engendrées par l'obésité sont nombreuses : arthrose des hanches, problèmes cardiaques, diabète... Espérons donc qu'on parviendra à lui faire perdre du poids !

Ceci dit, même si on suivra à la lettre les prescriptions du vétérinaire, il n'est pas du tout sûr qu'on prendra rendez-vous avec lui pour les vaccins. Il a un abord peu facile et je n'ai jamais "accroché" avec lui. Aujourd'hui, on voulait lui poser quelques questions sur l'éventuelle adoption d'un deuxième chat. Il a tout de suite dit que, d'après la manière dont je tenais Célimène, il était évident qu'il y avait un problème de dépendance affective (forcément, je la caressais sur la table pour qu'elle se tienne tranquille et n'aille pas explorer le cabinet...), que cela provoquait une "angoisse de séparation" et qu'il valait mieux que je change de comportement plutôt que de prescrire des cachets de tranquilisants (??? jamais nous ne lui avons demandé de nous prescrire des cachets pour ce qui nous paraît plutôt une manifestation de mauvaise humeur quand on s'en va). J'ai vainement essayé de lui expliquer comment les choses se passaient réellement, il ne m'a pas écouté ni même laissé parler...

Bref, je suis certaine qu'il est très compétent et je suivrai scrupuleusement le régime prescrit pour Célimène, mais je suis sûre que même à Annemasse, il y a des vétérinaires qui savent à la fois soigner les animaux et laisser leurs maîtres expliquer la situation ! Je préférerais pouvoir quitter le cabinet sans être de mauvaise humeur et avoir l'impression d'être considérée comme un cas psychiatrique...

vendredi 17 septembre 2010

Le blog se perfectionne

Puisqu'on trouve que ce blog est un bon moyen de partager quelques photos et quelques anecdotes avec vous, famille et amis, nous avons décidé de le poursuivre bien que nous soyons revenus au quotidien peu exotique de notre vie annemassienne. Cela veut dire que les sujets abordés commencent à être variés. Pour vous permettre de cibler vos lectures en fonction de vos intérêts, j'ai ajouté des libellés aux messages.

Voici comment cela fonctionne : vous pouvez voir, sous chaque message, une nouvelle ligne intitulée "Libellés", comportant un ou plusieurs mots-clés. A cette ligne correspond une liste dans la colonne de droite. En cliquant sur un des mots-clés de cette liste, vous pouvez avoir accès à l'ensemble des messages auxquels ce mot-clé a été attribué. Par exemple, si vous vous intéressez à tout ce que nous avons raconté sur les chats, cliquez sur "Chat" ; si vous ne voulez lire que nos aventures coréennes, choisissez "En Corée", et ainsi de suite !

Ce message, lui, ne correspond vraiment à aucune des catégories créées pour l'instant ; il sera donc classé dans "Un peu de tout"...

Bonne lecture, et n'hésitez pas à laisser un commentaire !

C'est gentil de m'aider !

En ce moment, je traduis un article de l'allemand au français pour le chef de Hyonou. Comme toujours, Célimène s'intéresse de près à ce que je fais et me donne un coup de main (enfin, de patte) à sa façon : 


Oui, c'est bien mon dictionnaire allemand-français qui lui sert de matelas ! Merci pépette...

Inutile de préciser que, dès que je me lève pour aller faire autre chose, le dictionnaire ne l'intéresse absolument plus ! Et dire que je voudrais un deuxième chat... je dois être un peu masochiste.

P.S. : Elle louche un peu, non ? 

(J'ai trouvé comment ça marche, donc vous pouvez désormais cliquer sur les photos pour les agrandir.)

mercredi 15 septembre 2010

Cher Yahoo...

Non, ce post n'est pas une lettre ouverte au fameux fournisseur d'accès à Internet (FAI pour les intimes). Ce n'est pas non plus l'œuvre d'un enfant, comme certains écrivent des lettres à "Cher Dieu" ou au "Cher Père Noël".

Ce matin, Hyonou a reçu un mail commençant par "Cher Yahoo"...!! Après un instant de perplexité, il a conclu qu'il devait être la personne ainsi désignée...

Jusqu'à présent, son nom a souvent été mal orthographié ("Yonou", "Yohnoo"...) ou mal prononcé ("Younou", Yonu", "Chonou" ou même "Genou", sauf quand les gens cherchent à faire le rapprochement avec le prénom français le plus proche et croient donc qu'il s'appelle "Jeannot"), mais nous n'avions encore jamais vu "Yahoo" !

A la décharge de son auteur, ce mail a été envoyé à plus d'une heure du matin.

P.S. : Comme ça ne peut pas faire de mal, un petit rappel de prononciation : de même que la plupart des prénoms coréens, le prénom "Hyonou" est composé de deux syllabes, "Hyon" (avec un H aspiré, comme en anglais ou en allemand, et un "O" ouvert comme dans "robe") et "ou" qui se prononce comme... "ou" !
A chaque syllabe correspond un caractère chinois, et donc une signification : "Hyon" signifie "doux, gentil", et "ou" veut dire "pluie". "Hyonou" veut donc dire "gentille pluie"... et son frère Minwoo (Min-ou) ne s'appelle pas "gentil chat", mais "pluie de jade" : "Min" est le jade, "woo" ou "ou" (ils ont choisi deux transcriptions différentes mais c'est la même prononciation) la pluie, comme dans le prénom de son grand frère.

Maintenant, vous savez tout !

P.P.S. : Hyonou n'a pas d'actions chez Yahoo !

vendredi 10 septembre 2010

Le chat de Simon

C'est très drôle... et assez réaliste !
(Cliquez sur l'image pour voir la vidéo)

jeudi 9 septembre 2010

Souvenir d'avril

C'était au mois d'avril dernier. Nous nous apprêtions à partir passer quelques jours chez Papa et Maman à Angers. Comme d'habitude, nous étions en train de finir nos bagages au dernier moment et nous avions déjà pris un peu de retard sur l'horaire que nous avions prévu, quand le téléphone a sonné... Au bout du fil, Cécile et Valentin, des amis de Paris, qui partaient profiter des dernières neiges de la saison à Abondance (dans le Chablais, pas loin de chez nous) et venaient d'arriver à Annemasse !

Nous les avons reçus au milieu de nos valises, nous avons fait la connaissance de leur petit Nathan, âgé d'un peu plus d'un an, que nous n'avions encore jamais vu, nous avons discuté, chanté quelques cantiques pour tester la nouvelle guitare de Valentin, et improvisé un repas de midi composé de nouilles instantanées coréennes accompagnées du fond d'une très bonne bouteille apportée par nos amis, avant de prendre la route chacun de son côté...

Valentin, féru de photo et bien équipé, a pris quelques clichés qu'il nous a envoyés... hier !! En voici une que j'aime beaucoup, parce que Nathan et Célimène y font une tête rigolotte.

Evidemment, nous ne sommes pas arrivés très tôt à Angers...




(Cette fois, on peut agrandir la photo en cliquant dessus !)



mercredi 8 septembre 2010

Un petit voyage pour nous, le début d'un grand voyage pour eux...

Le samedi suivant notre retour de Corée, nous sommes allés à Lutry, à côté de Lausanne, pour assister au mariage de Dimitri et Annick.

(Dimitri et Annick sont au milieu)

Dimitri est un ancien assistant de la faculté de Lausanne, désormais à Genève pour des raisons de réorganisation des facultés. Le culte de bénédiction était célébré par Claire, ma chef et directrice de thèse, particulièrement émue parce que Lutry est son ancienne paroisse et Annick une de ses anciennes catéchumènes (Claire était pasteur avant d'être professeur)...


Beaucoup de nos étudiants avaient aussi fait le déplacement (ci-dessous, de gauche à droite : Nicolas, Aline, Noémie).


Il faisait beau et frais, le ciel et le lac étaient bleus...