Aujourd'hui, nous avons remonté quelques siècles pour nous plonger dans les splendeurs de l'Empire byzantin. Bien sûr, impossible de passer à côté de Sainte-Sophie, par laquelle nous avons commencé la journée.
Je dois dire que j'avais quelques réserves en y allant. Le prix un peu excessif du billet d'entrée (20 lires, le prix d'un plat principal dans un restaurant plutôt chic), les photos que j'en avais vues qui ne me paraissaient pas extraordinaires, tout cela m'inquiétait : la réputation de Sainte-Sophie n'était-elle pas surfaite ? N'était-ce pas un piège à touristes ?
Eh bien, non. Comme dit Hyonou, Sainte-Sophie mérite à elle seule un déplacement à Istanbul, et les photos ne font pas justice à son architecture à la fois imposante et raffinée.
Sinon, le reste est splendide. Hyonou et moi avons une suggestion à faire à l'Etat turc : rendre Sainte-Sophie au culte orthodoxe et en faire le siège du Patriarcat œcuménique. Ça aurait une autre allure que la jolie mais modeste église Saint-Georges !
Tout en haut de l'immense coupole centrale
Un des quatre séraphins qui soutiennent la coupole centrale. On a découvert qu'ils avaient des visages lors de la dernière restauration ; ceux des trois autres sont toujours recouverts.
La vue sur Istanbul depuis une des fenêtres de la galerie
Sans doute le point fort de la visite pour moi : la mosaïque de la Déisis, où la Vierge et Jean-Baptiste prient le Christ d'accorder le pardon des péchés à l'humanité toute entière.
Les visages suppliants de Jean-Baptiste...
et de la Vierge...
et le visage très doux du Christ.
La Vierge à l'Enfant, encadrée à gauche par l'empereur Justinien qui lui offre la maquette de Sainte-Sophie, et à droite par l'empereur Constantin qui lui offre la maquette de Constantinople
Un jeune couple posant pour leur petite fille
Et un chat intelligent qui se réchauffe, blotti contre un projecteur !
A la sortie, il neigeait tant qu'on peinait à distinguer les minarets de la mosquée Bleue.
A peine sortis de Sainte-Sophie, où nous avons passé beaucoup plus de temps que prévu, nous avons filé à Saint-Sauveur-en-Chora (alias mosquée Karyie). C'est une petite église byzantine qui a été transformée successivement en mosquée puis en musée, exactement comme Sainte-Sophie, sauf qu'elle est excentrée, beaucoup plus petite et beaucoup moins fréquentée. Elle abrite néanmoins de somptueuses fresques et mosaïques.
Le chœur de Saint-Sauveur
Une fois la visite finie, avec des crampes dans le cou à force de regarder en l'air, nous nous sommes rendus compte qu'il était déjà quatre heures et demie et que nous n'avions toujours pas déjeuné ! Nous nous sommes rattrapés dans un restaurant qui est juste à côté de Saint-Sauveur et qui sert de la cuisine des palais ottomans, d'après les recettes conservées dans les archives. On a tous les deux choisi un plat du XVème siècle : Hyonou a eu du poulet et moi un délicieux plat à base d'épinards.


















































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