lundi 27 février 2012

Un peu de pub

 Si vous aviez toujours rêvé de m'entendre prêcher, c'est maintenant possible ! La prédication que j'ai faite dimanche dernier à l'Eglise réformée d'Annecy a été enregistrée et est disponible en ligne (textes bibliques : Genèse 9,8-17 ; Marc 1,12-15). Si vous préférez lire le texte, vous le trouverez aussi sur Potins divins

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lundi 20 février 2012

Nid à poussière

Il y a certains objets qui sont à mon avis de parfaits nids à poussière et que je m'étais promis de ne jamais avoir dans mon salon. Par exemple, ça : 


C'est une housse pour boîte de Kleenex. J'ai toujours trouvé ce genre de choses plutôt ridicule, assez laid, et totalement inutile. Jusqu'à ce que, ces derniers jours, j'en vienne à ne plus supporter de voir ça : 

Notre affreuse boîte de Kleenex qui jure terriblement dans le salon

Alors, j'ai utilisé le reste d'une jolie laine que Maman reconnaîtra pour me tricoter mon nid à poussière. Ç'a été facile et très rapide.

Mon nid à poussière maison

Comme quoi, il ne faut jamais dire jamais...

Seollal 2012

Samedi dernier, nous avons eu notre habituelle fête coréenne pour célébrer le début de l'année lunaire. Cette fois, nous n'avons pas retrouvé nos amis d'Annemasse, Denis et Minjeong, retenus par le travail de Min et le rhume de leurs filles. Mais nous avons fait connaissance de quelques membres de l'Association KimCHi, qui regroupe les coréens adoptés en Suisse, avec qui nous avons passé un très bon moment. Nous avons également revu avec plaisir le pasteur Kang, qui est responsable de l'Eglise coréenne de Genève, et sa famille. Sa femme et lui sont des gens vraiment adorables.

Le pasteur Kang

Mme Kim, la femme du pasteur

Leur petite fille, Hyesu ; elle a un grand frère, Seungsu, qui est autiste, mais j'étais mal placée pour le prendre en photo.

Il y a eu les animations habituelles : l'excellent repas, toujours (qui est également un vrai festin pour les végétariens), et aussi la danse des éventails des petites élèves de l'école coréenne...
 
 
 
La tombola...
 
 
Des remises de prix...


Le concours de karaoké, où il y a eu beaucoup plus de concurrents (en fait, d'ailleurs, surtout des concurrentes) que la fois passée : 

Des concurrentes enthousiastes

Des concurrentes réservées

Des concurrentes déchaînées

Des concurrentes perplexes

Des concurrents qui déclarent forfait

Des concurrentes qui ne captivent pas le jeune public

Et les brillants concurrents qui ont remporté le concours !

On a chanté cette chanson des années 80, et on s'est bien amusés. On a aussi profité de la journée pour faire le plein de courses à l'épicerie, et entre le premier prix du concours de chant et notre succès à la tombola, on est rentré aussi avec tout ça : 

Un sac "high-tech" pour ordinateur portable, une bonne bouteille de vin et son support (on va garder la bouteille et chercher de nouveaux propriétaires pour le support qui n'est pas vraiment à notre goût), un bon d'achat à l'épicerie-restaurant Mikado, trois cuillères à café et une très belle montre-gousset suisse.
 
On ne porte ni l'un ni l'autre de montre-gousset, mais elle va sans doute prendre le chemin de la Corée cet été : on l'a montrée à mon beau-père sur Skype et il aurait bien voulu qu'on lui envoie tout de suite !

lundi 13 février 2012

Nid douillet

Cela fait maintenant trois ans et demi que nous partageons notre appartement avec Célimène, notre fauve poilu. Durant ces trois ans et demi, on l'a vu dormir dans divers endroits :

Dans la baignoire... 

Par terre...

Sur le canapé...

Sur la chauffeuse...

Sur nos genoux...

Et surtout, dans son coin à elle, son carton adoré, arrivé à la maison comme emballage de mon manteau et qu'elle avait tout de suite adopté pour ne plus le quitter.

Avec le temps, le carton s'est abîmé, on l'a remplacé, elle a fini par tomber amoureuse d'un couvercle de boîte de ramyeon (nouilles instantanées coréennes) qui était juste à sa taille. Il y a un mois, j'ai amélioré ce carton en y ajoutant une petite couverture tricotée avec les chutes de laines de divers ouvrages. Il ne nous a pas échappé que Célimène avait l'air d'apprécier particulièrement le moelleux que cette petite couverture apportait à son petit nid. 

Alors, aujourd'hui, Hyonou et moi sommes allés faire des courses et avons acheté un panier pour chat. Un vrai panier en tissu, matelassé, douillet et confortable. On a même réussi à en trouver un qui ne soit ni trop cher, ni trop laid. En rentrant à la maison, nous avions quelques doutes : est-ce qu'il n'allait pas rester inutilisé et prendre la poussière dans un coin du salon ? Est-ce que quelque chose pourrait convaincre Célimène d'abandonner son carton chéri ?

Les deux photos suivantes ont été prises un quart d'heure après notre arrivée à la maison.



Elle dormait déjà profondément.

Quand nous sommes repartis ce soir, Hyonou pour aller au ping-pong et moi à la réunion mensuelle de mon groupe Acat, elle y était encore. Quand je suis rentrée à la maison, elle y était encore. Elle n'a même pas bougé quand Hyonou a posé sur elle son carton délaissé, comme une carapace de tortue.


Elle s'y sent bien. Et devinez où elle est au moment où j'écris ?


Et moi, je trouve qu'il y a quelque chose de très agréable à voir un chat roulé en boule dans un panier confortable. 

Bilan de la journée : victoire par KO de Panier sur Carton. Désolée, Carton...

samedi 4 février 2012

Au bord de la Corne d'Or

Pour le dernier jour de notre séjour, nous sommes d'abord allés au bord de la Corne d'Or. Nous voulions voir le marché aux poissons. Sur le passage, nous avons traversé à pied le pont de Galata où les pêcheurs étaient à l'œuvre sous la neige.

Les ferries sur la Corne d'Or

Les pêcheurs du pont Galata




La tour Galata

Une fois de l'autre côté du point, nous nous sommes mis en quête du marché aux poissons. Nous sommes arrivés dans un coin tranquille, où il y avait de la neige et des animaux : 

Un goéland...

Une mouette...

Un cormoran...

Hyonou continue à sympathiser avec la faune locale...

Et prend des photos avec la mosquée Sülemaniye en arrière-plan.

On s'est bien promené, mais pas de marché aux poissons en vue ! Nous nous sommes dit que les marchands avaient probablement déjà plié boutique, et nous avons décidé de chercher le restaurant que nous avions repéré (un restaurant de poisson). Sur le chemin, nous nous sommes un peu perdus et retrouvés dans une petite cour avec une treille enneigée.


Ce n'était pas la bonne adresse. A force de tourner en rond dans le quartier, nous avons fini par déboucher soudainement... dans le marché aux poissons !


Il y avait aussi beaucoup de petits restaurants parmi les étals des poissonniers, et celui que nous cherchions en faisait bien sûr partie. Hyonou y a mangé du maquereau grillé, apparemment très bon, et moi une salade. Mais l'originalité de ce restaurant était ailleurs que dans la nourriture servie : 


Ce petit lapin se promène de table en table et grignote les feuilles de salade que lui offrent les clients !


Nous sommes ensuite partis chercher des loukoums à côté de l'avenue Istiklal, à une adresse recommandée par Damien (Üç Yildiz).

La glycine gelée au-dessus d'Üç Yildiz

La jolie pyramide de conserves du magasin d'à côté

Puis nous sommes allés prendre un thé dans un café voisin de la tour Galata, avec une jolie vue sur le Bosphore et la Corne d'Or. 

A la table voisine, une jeune fille lit dans le marc de café des tasses de ses amis

Puis nous nous sommes rendus au Grand bazar et au Marché aux épices, où nous avions repéré quelques objets que nous voulions ramener comme souvenirs :

Un service à café (choisi par Hyonou)

Des housses de coussin (choisies par moi)

Au Grand bazar

Et pour finir, nous sommes allés dîner dans un bon restaurant, plutôt cher pour Istanbul, dont nous avions vu une très bonne critique dans le guide. Nous n'avons pas été déçus ! Hyonou a choisi du riz et un ragoût de bœuf ; j'ai opté pour une soupe de légumes avec de la menthe et du yaourt (excellente) et une imam beyildi (aubergine farcie de tomates, oignons et piments, le tout mariné dans l'huile d'olive ; délicieux !)



Et voilà, notre voyage touchait déjà à sa fin...

Nous avons tous les deux beaucoup apprécié Istanbul. On a particulièrement aimé la gentillesse dont les gens font preuve envers les animaux qui peuplent les rues ; il n'est pas rare de voir un monsieur discuter avec un chat ou un chien qui vient renifler son sac de courses, et on trouve souvent du pain, de restes de viande, des croquettes ou une gamelle d'eau devant les portes des maisons. Il y a un nombre impressionnant de chats dans les rues, mais tous ont un beau poil luisant et ont l'air bien traités et en bonne santé. On a moins aimé les commerçants, à l'affût de la moindre occasion de vendre quelque chose : impossible de s'arrêter devant une vitrine ou de regarder la carte d'un restaurant sans se faire harponner !
 
En tout cas, comme Rome, c'est une ville où il nous reste encore beaucoup à faire et à voir et où nous aimerions bien retourner un jour, peut-être à une période moins froide...