dimanche 13 juillet 2014

Quelques nouvelles

Je croyais que cette année, j'étais bien partie pour échapper au traditionnel rhume de la climatisation. Eh bien non : Hyonou l'a attrapé et me l'a gentiment passé ! Du coup, on a été un peu fatigués tous les deux, mais ça va mieux, à part que je me mouche et que Hyonou tousse.

Ça ne nous a pas empêchés d'aller faire un tour à Hanam pour voir deux pagodes des 12è et 13è siècles, restes d'un ancien temple bouddhiste détruit avant qu'un bâtiment plus récent ne soit reconstruit au même endroit.





Au passage, nous avons observé un curieux étang :


En fait, il s'agit d'un étang artificiel pour la pêche à la ligne ! On peut louer un fauteuil. La plupart ont l'air de fauteuils de salon dont les gens ne veulent plus ; il y a même quelques vieux canapés en cuir.

Ensuite, nous avons pris un café dans un coin sympathique.



(Tu as vu maman, j'ai mis des photos de moi !)

Hier, nous avons fêté, en avance, les soixante-dix ans de ma belle-mère. En début d'après-midi, nous nous sommes retrouvés au bord du fleuve Han.




Le programme était de faire une petite promenade sur le fleuve en bateau-mouche avant d'aller souper au building 63, le bâtiment cuivré qu'on voit sur la photo suivante et qui est ainsi nommé parce qu'il compte 63 étages. 


La promenade en bateau-mouche était très agréable, mais le fleuve est tellement large qu'on ne voit les bâtiments que de loin !

Le sanctuaire catholique de Jeoldusan, lieu du martyre des premiers chrétiens, qui a l'air de se faire une beauté pour la venue du pape le mois prochain 

L'île de Yeouido ; les bâtiments rouges sont ceux de l'église Full Gospel, la plus grande mégaéglise du monde

Contrairement aux bateaux-mouches parisiens, celui-ci disposait de confortables fauteuils en osier !







Pendant ce temps, les gens prennent le frais sous les ponts…


Et on construit une tour qui s'annonce gigantesque à Jamsil, l'un des quartiers de Séoul.


Après la promenade, en route vers le building 63 où nous attendait un délicieux souper, Hyonou a essayé de prendre une photo de famille.






Mais comme toujours, c'est Jimin qui a eu le dernier mot !


Et avant de rentrer, nous sommes allés regarder la nuit tomber sur Séoul depuis le 60ème étage…


mardi 8 juillet 2014

Au marché

Quelques photos prises lundi pendant une promenade, d'abord au marché consacré aux produits de la médecine traditionnelle, puis dans un marché normal, et enfin dans un marché couvert.


L'entrée du marché aux médicaments

On y trouve de drôles de choses : de quoi faire des infusions bien sûr, comme ce thé aux cinq saveurs…


Diverses variétés de champignons…


Mais aussi divers animaux séchés, ici tortues et lézards, avec des fagots de mille-pattes à l'arrière-plan.


Les plus jolis spécimens des plantes médicinales sont conservées dans du formol, dans d'élégants flacons.




Au marché alimentaire voisin, une marchande d'ail


Des grappes de poisson séché


Du cactus


Nous sommes allés déjeuner ensuite au marché couvert. Dans les allées, entre les rangées de boutiques, se trouvent de petits stands qui proposent une ou deux spécialités, cuisinées sur place. Des bancs rudimentaires permettent de manger sur un coin de comptoir. A midi, les places sont rares !

Côté cuisine...



A table !



Dans les allées, de jolies boutiques qui proposent des costumes traditionnels, des vêtements, ou encore les préparations élaborées qui servent d'offrande lors des cérémonies de mariage…


Et aussi des magasins trèèès intéressants ! 


A nouveau en Corée !

Cette année, plutôt que d'aller en Corée au mois d'août comme les années précédentes, nous avons décidé d'y passer une vingtaine de jours au mois de juillet. Pour l'instant, nous ne le regrettons pas : la chaleur est bien plus sèche et supportable que plus tard dans l'été, une fois que la mousson est passée par là… Il ne pleut pas encore beaucoup, mais on attend le typhon Neoguri ("Blaireau" en coréen !) pour les prochains jours. En fait, il est même déjà en train d'arriver sur l'île de Jeju, tout au sud de la péninsule.

Depuis notre arrivée il y a tout juste une semaine, nous sommes allés nous promener le long de la rivière Deokpung, qui passe au pied des immeubles où vivent mes beaux-parents, et qui est un bon endroit pour observer les oiseaux.

Passereaux non-identifiés (si quelqu'un a une idée…?)

Aigrette

Nous avons visité l'ancienne école confucéenne de Hanam, la ville de mes beaux-parents. Autrefois, les jeunes gens y allaient apprendre la philosophie et l'exécution correcte du rite de commémoration des ancêtres.


Le bâtiment le plus important de l'école est celui qu'on aperçoit derrière cette porte. A l'intérieur se trouvent les tablettes représentant les esprits de Confucius et de ses disciples. Installées dans des fauteuils devant lesquelles se trouvent les tables destinées à recevoir les offrandes, celles-ci semblent attendre désespérément un festin qui ne vient qu'une fois l'an, au mois de mai.

Nous avons fêté, un peu en avance à cause de l'école, l'anniversaire de Jimin (mais ce n'est rien à côté du soixante-dixième anniversaire de ma belle-mère que nous fêterons dimanche, avec seulement six mois d'avance !).



Le héros du jour m'a emprunté mon appareil photo pour faire deux jolis portraits de ses parents.



Nous sommes allés nous promener dans Séoul.


Nous avons marché le long de la rivière Cheongye, en plein centre-ville, qui ne ressemble plus à ce qu'elle était il y a huit ans ; les arbres poussent, les plantes s'installent, et la promenade est de plus en plus agréable.


Le long des quais, il y a quelques jolies lanternes.


Mais il y a surtout des rubans jaunes portant des prières qui commémorent le drame du Sewol, ce ferry dont le naufrage, en février dernier, a fait plus de trois cent victimes, majoritairement des écoliers, mortes pour avoir fait confiance au capitaine qui leur a demandé de ne pas évacuer le bateau.




Pour finir sur une note plus joyeuse, nous avons aussi croisé un des meilleurs calligraphes coréens, Lee Bonggeun, qui s'était installé en pleine rue, à même le sol, dans le cadre d'une campagne de prévention contre le suicide. Le voir travailler est magnifique ; en quelques instants, à grands gestes souples, il crée de petits chefs-d'œuvre de rythme et d'équilibre.


Une fois la calligraphie sèche, il l'offre à un spectateur. J'ai eu beaucoup de chance : j'ai fait partie des heureux élus ! "Notre" calligraphie est actuellement chez un artisan qui s'occupe de la coller sur un support, car le papier est mince et fragile...