Après plusieurs contretemps (la thèse qui doit avancer plus vite, un gros rhume), nous avons enfin pu trouver un moment pour rendre visite à notre amie Angela, en Allemagne du Nord, pour un grand week-end. Il a commencé vendredi matin de la plus belle des manières, à Lübeck !
À notre arrivée à l'aéroport de Hambourg, nous avons été accueillis par Angela et son père qui nous ont emmenés à la maison familiale de Krummesse, dans la banlieue de Lübeck, un joli pavillon coquettement décoré et impeccablement propre au milieu d'un jardin verdoyant. La mère d'Angela nous avait préparé un merveilleux petit-déjeuner (dont nous avions bien besoin après avoir quitté la maison à deux heures du matin) dans la véranda.
Nous avons ensuite tous fait un petit somme avant de repartir visiter Lübeck, très gentiment accompagnés par M. Schnepel. Nous avons fait une longue promenade dans la vieille ville qui m'a rappelé le voyage avec Florence d'il y a douze ans déjà ! En guise de première étape, nous sommes montés au sommet du clocher de la Petrikirche (église Saint Pierre), d'où l'on peut profiter d'une jolie vue d'ensemble sur la ville.
De vieilles maisons au bord de la Trave
L'hôtel de ville
Une série de vieux toits
La Holstentor, ancienne porte de ville
La belle Marienkirche, la plus haute église gothique en briques du monde
A l'opposé de la Marienkirche, la cathédrale. Historiquement, ces deux paroisses étaient concurrentes, la cathédrale étant l'église du clergé et la Marienkirche celle des riches citoyens de Lübeck.
Après être redescendus du clocher de la Petrikirche, nous sommes allés directement à la Marienkirche où j'ai pu faire mon petit pélerinage en hommage à Buxtehude :
La nef de la Marienkirche du côté de l'orgue, construction récente (Kemper 1968) qui remplace l'orgue de Buxtehude détruit dans les bombardements de 1942. L'orgue paraît petit, mais il est en fait monumental ; c'est que la voûte de la nef s'élève à une hauteur impressionnante ! On peut entendre de très courts extraits du grand orgue et de l'orgue de la danse macabre ici.
La nef du côté du chœur
À titre de comparaison, les deux mêmes photos prises avant la guerre...
Une plaque en mémoire de Buxtehude ; elle est nouvelle ! Lorsque j'avais visité la Marienkirche, il n'y avait que la plaque suivante, qui commémore... le voyage de Bach à Lübeck.
La chapelle du souvenir. À l'arrière-plan, les cloches brisées et à-demi enfouies dans le sol, telles qu'elles y sont tombées lors du bombardement.
La voûte de la nef nord
La chapelle de la Danse macabre. Les fameuses fresques ont disparu dans l'incendie en 1942, et lors de la reconstruction, on a commandé à un artiste ces vitraux contemporains qui s'en inspirent.
L'horloge astronomique, qu'on a pu reconstruire et qui marche encore : son calendrier (du XVIIème siècle) va jusqu'en 2080 !
Hyonou devant la plaque qui marque l'emplacement de la tombe de Buxtehude, à la gauche du chœur
Après toutes ces émotions, un petit réconfort s'imposait. Nous avons donc traversé la rue pour nous rendre chez Niederegger, le temple du marzipan. La dégustation commence dès les vitrines, avec ici une Lübeck miniature entièrement construite en marzipan !
Dans le salon de thé du premier étage s'étalent toutes sortes de gâteaux plus appétissants les uns que les autres, mais malheureusement pleins de gluten. Je me suis donc contentée d'un épais chocolat chaud, tandis que M. Schnepel a choisi une glace et que Hyonou et Angela, eux, ont préféré la tarte au marzipan (le gâteau beige à l'arrière-plan de la photo suivante).
À l'étage du dessus se trouve un petit musée dont l'attraction principale sont des statues représentant des figures de l'histoire du marzipan, grandeur nature et réalisées bien évidemment en marzipan, même si je doute qu'il soit encore mangeable.
La maison blanche ci-dessus est la maison de la famille Mann, dont l'écrivain Thomas Mann s'est servi comme cadre de son roman "Buddenbrooks" qui lui a valu le prix Nobel de littérature. Elle abrite aujourd'hui un petit musée que nous avons visité à la faveur d'une averse.
La Hundenstrasse, une jolie petite rue du centre-ville
Nous avons ensuite fait un tour par la Jakobikirche, la seule église de Lübeck qui n'ait pas été détruite pendant la guerre. Un organiste était en train de répéter sur le "petit" orgue d'une chapelle transversale pour un concert. La photo ci-dessous est mal cadrée...
Le haut du baptistère devant le grand orgue
Pour finir la journée, nous sommes allés voir la Haasengasse, une des nombreuses petites allées aux maisons identiques qui ont été construites sur des terrains d'hôtels particuliers au XVIIIème siècle, lorsque Lübeck a voulu s'agrandir sans sortir de ses murailles. C'est ravissant !




























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