lundi 31 janvier 2011

Rome, jour 2 (Audience pontificale et facultés de théologie)

De retour de Rome et avec un accès Internet retrouvé, voici le compte-rendu de notre semaine écrit au fil des jours ! Je ne vais pas tout poster d'un coup, mais plutôt au fur et à mesure.


 Billet d'entrée à l'audience pontificale


La journée a donc commencé par l’audience pontificale qui avait lieu dans la salle Paul VI, une immense salle contemporaine construite sur la gauche de la basilique St-Pierre. Au petit déjeuner, Pauline, une des guides de Rencontres romaines, nous avait conseillé d’arriver à l’avance pour avoir une place vers le devant de la salle, ou bien de s’installer à proximité d’une allée au cas où le pape traverserait la foule. Nous sommes donc partis tôt, mais c’était sans compter sur les transports en commun : pas de métro, des bus qui n’arrivaient pas... Nous ignorions que c’était un jour de grève ! En désespoir de cause, nous nous sommes rabattus sur un taxi qui nous a déposé place Saint-Pierre peu avant le début de l’audience, et nous nous sommes assis vers le fond de la salle au bord de l’allée centrale (mais le pape n’y est pas passé...).
 
La salle Paul VI





L’audience pontificale a été une expérience assez surprenante. Si nous étions surtout venus entendre la catéchèse du pape (il a parlé de Jeanne d’Arc), la plupart des membres de l’assistance étaient venus le voir et, si possible, se faire remarquer par lui. Le groupe de jeunes femmes polonaises assises derrière nous se sont mises à crier comme pour une rockstar quand Benoît XVI a fait son entrée. Le moment le plus attendu est visiblement celui où les cardinaux présentent au pape les groupes de pèlerins qui ont annoncé leur venue. Il s’agit alors d’agiter casquettes et foulards en criant le plus fort possible ; certains chantent, d’autres scandent « Viva il papa ! » ou « Benedetto ! ». Bref, l’ambiance était plutôt amusante, et assez folklorique !
Benoît XVI (si si, c'est bien lui !)
J’ai toutefois trouvé ce climat festif et bon enfant un peu gâché par le service de sécurité. A un moment, un homme assis vers le devant de la salle s’est mis à crier pour attirer l’attention du pape en brandissant un papier qu’il voulait visiblement lui remettre : il a été expulsé manu militari par les vigiles. Un de ces mêmes vigiles m’a empêchée, à la fin de l’audience, de m’approcher un peu pour prendre en photo la sculpture du Christ sortant du tombeau qui s’élève derrière le siège papal, en disant sèchement : « No picture. It’s closed. Exit ». Dommage...
Au fait, Maman : d’après ce qu’ont dit les cardinaux, la bénédiction apostolique donnée par le pape à l’assemblée à la fin de l’audience s’étend également aux membres de la famille restés chez eux...
Après avoir mangé des pâtes et un risotto, tous deux délicieux, dans un petit restaurant du centre-ville qui s’est soudain trouvé plein à craquer quand les employés du quartier ont eu leur pause-déjeuner (signe infaillible que nous avions bien choisi), nous sommes allés voir la faculté de théologie protestante. Elle était fermée (c’était la pause d’hiver comme en Suisse), mais nous avons vu voir au passage l’église réformée de Rome et la devise plutôt provocante qu’elle arbore sur son fronton : « Lux lucet in tenebris » (« La lumière luit dans les ténèbres »).
Nous sommes ensuite allés voir l’université grégorienne (université pontificale tenue par les jésuites), qui était ouverte et dont nous avons exploré les couloirs et la librairie.
 Pour finir la journée, nous avons joué les vrais touristes : nous sommes allés voir la fontaine de Trévi...
 
le théâtre de Marcellus (hum, je ne suis plus très sûre que ce soit bien son nom en français), sur les ruines duquel ont été construites des habitations...
les forums impériaux... 
le Colisée (impressionnant, mais penser au nombre de gladiateurs, de condamnés et de martyrs chrétiens qui ont trouvé la mort dans son arène fait froid dans le dos)...
 
Nous avons attendu un bus qui n’est jamais venu... (hé oui, journée de grève !)
 
Et, après une seconde déconvenue avec le métro, nous nous sommes retrouvés pour finir dans un restaurant coréen près de la gare Termini, d’ailleurs très bon et pas cher ! J’y ai fait l’expérience curieuse de me sentir soulagée de pouvoir passer ma commande en coréen, plutôt que de devoir bafouiller quelque chose en franco-anglo-italien de cuisine...  
 Message édité pour cause de mise en page récalcitrante et de disparition de texte !

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