dimanche 12 décembre 2010

Salut, Kiwi...


 C'est fini ! Notre petit pensionnaire à plumes a retrouvé ses maîtres tout à l'heure. Le salon est bien calme : plus de vocalises, de grincements de bec, de cliquetis de griffes sur les barreaux ; plus de "coucou !" ni de "salut, ça va ?" Kiwi avait l'air partagé entre le plaisir de revoir ses maîtres (apparemment, il les a reconnus dès qu'ils sont arrivés au seuil de l'appartement) et l'appréhension de devoir être remis dans sa petite cage de transport. Il ne reste plus qu'à nettoyer les dernières traces de ses repas si salissants...

Il va certainement nous manquer un peu (à moi, en tous cas !). Nous n'avions jamais vécu avec un oiseau, et Kiwi a été une présence attachante et amusante tout au long de son séjour chez nous. Sa manière de dire "coucou" lorsque nous tardions un peu trop à enlever son drap le matin, ou de demander bien fort "ça va ?" quand nous faisions une grasse matinée un peu trop longue à son goût (ce qui nous faisait éclater de rire), de s'étirer tant qu'il pouvait pour observer le contenu de nos assiettes quand nous étions à table, et même ses cris stridents et répétitifs quand il ne nous voyait plus, tout cela a apporté un surcroît de vie à la maison.

Est-ce cette expérience nous a donné envie d'adopter un perroquet ? Non. En tous cas, pas dans l'immédiat (à l'avenir, qui sait ?).

Un perroquet demande beaucoup plus d'attention qu'un chat, par exemple. Je ne suis pas très rapide, mais lui préparer chaque matin une assiettée de fruits et légumes frais me prenait à peu près une demi-heure. Si l'entretien de la cage est simple et peu contraignant (par contre, le sol et les vitres à proximité de la cage deviennent rapidement très sales), on a vite compris qu'un perroquet n'est jamais plus heureux que lorsqu'il est le centre de l'attention ; et si on est occupés à autre chose, il sollicite constamment un peu d'intérêt par divers petits bruits. Pour un peu plus d'un mois, et parce que mon travail actuel me permet de rester travailler à la maison certains jours, nous avons pu lui donner l'attention qu'il réclamait : il s'est apparemment senti bien chez nous, et a cessé de s'arracher les plumes du ventre. Mais nous n'aurons pas toujours la même disponibilité, alors qu'un perroquet a une espérance de vie impressionnante...

Kiwi a été un compagnon agréable ; c'est aussi un oiseau intelligent à qui j'ai assez rapidement appris, par exemple, à attendre sur son perchoir pendant que j'installais sa gamelle pleine. Alors, quand nous serons à la retraite, pourquoi pas adopter un perroquet d'un certain âge à qui nous pourrions nous amuser à apprendre de petits tours... Mais pas maintenant !

Ce soir, nous avons donc échangé un perroquet contre un éléphant : celui qui est brodé sur la tenture que ses maîtres nous ont ramené d'Inde comme souvenir, en attendant de s'y établir définitivement en juin avec Kiwi et leurs deux chats !


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