lundi 17 février 2014

Enfin !!

Enfin, je me décide à mettre un peu à jour ce blog… et enfin, nous avons fait notre première sortie à raquettes de l'année ! 


L'hiver, que nous appréhendions un peu en arrivant dans la région, est particulièrement doux cette année. Même moi, qui viens d'un coin où il ne neige presque jamais, je n'ai pas froid : c'est dire ! L'inconvénient, c'est que de la neige, justement, il n'y en a pas chez nous. Le vallon a déjà un aspect presque printanier : les prés sont verts, les arbres bourgeonnent, et certains agriculteurs commencent à laisser sortir les vaches au pâturage. (Si ça vous paraît normal, l'année passée, les prés étaient encore blancs au mois de mai…) 

Comme il faisait un temps magnifique aujourd'hui, et que je réclamais depuis longtemps une sortie en montagne, nous avons décidé de mettre toutes les chances de notre côté et d'aller à la Brévine. Surnommé la "Sibérie de la Suisse", ce petit village à 15 minutes de chez nous a enregistré un record de froid à -42°C. Nous espérions donc qu'il y resterait un peu de neige.


Sous le soleil radieux et les températures très douces, le sol était encore recouvert d'une vingtaine de centimètres de neige et le sentier que nous avions repéré était (par endroits, tout juste) praticable ! 


Nous avons suivi un itinéraire très agréable, passant à travers la forêt où la neige fondue tombait en pluie continue des arbres. La lumière rasante jouait sur le sol, et comme c'était un lundi, nous étions pratiquement seuls…





Un seul regret : c'était trop court ! Nous avons mis juste un peu plus d'une heure et demie à faire le circuit ; nous aurions bien continué un peu plus longtemps.

(Maman, tu reconnais la laine de l'écharpe et du bonnet ?)



Mais, plus tôt que nous le pensions, nous nous sommes retrouvés de retour à la Brévine, dont le climat aujourd'hui aurait presque convenu aux fruits exotiques dont elle pare ses fontaines ! 


lundi 9 septembre 2013

Et pendant ce temps, au Val-de-Travers...

On m'a offert un joli bouquet à la sortie du culte.


Il y a de beaux couchers de soleil.


Aujourd'hui, profitant du jour de repos de Hyonou, nous avons ressorti le tandem pour la première fois depuis le déménagement. Nous avions prévu une balade sans trop de dénivelés qui s'est révélée très dénivelée. Il y a eu une côte très raide où nous avons même dû mettre pied à terre, et nous ne sommes pas allés jusqu'au terme prévu, parce que nous étions certains que nous ne pourrions jamais remonter les pentes sur lesquelles nous étions en train de nous engager à la descente. Je crois que nous manquons d'entraînement.




Ce soir, j'ai voulu faire un peu de peinture. Je ne suis pas satisfaite du résultat, mais j'avais trop mal aux jambes pour refaire un deuxième essai ; demain, peut-être !


Dernières photos de Corée

Voici quelques photos que je n'avais pas encore eu le temps de trier. 

Le dernier samedi avant notre départ, nous sommes allés déjeuner dans un restaurant au fond d'une vallée, près de Hanam où habitent mes beaux-parents.

Je n'avais encore jamais vu ce genre de restaurants : construit sur le ruisseau qui passe au creux de la vallée, il consiste en plates-formes établies comme des ponts au-dessus de l'eau. Les tables sont installées sur ces ponts, et on peut descendre se rafraîchir dans la rivière. Elles sont abritées des éléments par des bâches tendues entre les arbres. Là où nous étions, la bâche était verte et la lumière filtrant au travers a donné une teinte glauque à toutes mes photos, d'où le noir et blanc.



Il faisait très chaud et tout le monde a beaucoup apprécié la fraîcheur du lieu (une vraie fraîcheur naturelle, sans climatisation !)



Après un copieux repas de grillades, nous avons bien profité du ruisseau.

Grand-père et petit-fils ont trouvé une grenouille...


Et Jimin s'en est donné à cœur joie dans l'eau. Lancer des cailloux en faisant le maximum d'éclaboussures et faire fuir tous les poissons est apparemment très drôle. Quant à moi, j'ai battu de très loin mon record de ricochets avec le résultat extraordinaire de trois rebonds et j'ai réussi à ne blesser personne !

Lancer de pierres


Eclaboussures

Mouillé !


Deux jours plus tard, nous avons dit au revoir à la Corée - un au revoir temporaire en ce qui me concerne, puisque je repartirai pour Busan à la fin du mois d'octobre pour assister à l'assemblée du Conseil Œcuménique des Eglises.

lundi 26 août 2013

Une interview

La semaine passée, j'ai rencontré un ancien ministre de l'unification de Corée du Sud pour parler de la Corée du Nord. Il en est résulté une interview qui paraîtra demain sur ProtestInfo. Si le sujet vous intéresse, allez voir : Lee Jae-joung dit des choses qu'on n'entend pas si souvent.

L'ancien ministre Lee Jae-joung

samedi 24 août 2013

Un petit voyage

De lundi à jeudi soir (très tard), Hyonou et moi sommes partis en province pour visiter deux communautés protestantes. 

Nous sommes d'abord allés dans la région de Cheonan, à l'ouest, pour rencontrer les diaconesses de Corée. Nous étions en fait les seuls hôtes de la communauté, qui est en ce moment en pleine réflexion sur son avenir. Le bâtiment qu'elles occupent, en pleine campagne, est difficile d'entretien et vieillit mal ; les cinq sœurs qui y vivent actuellement commencent à se sentir dépassées par la tâche, d'autant plus qu'elles aussi vieillissent et que la relève tarde à venir. Cette année, elles ont décidé de ne pas accueillir  d'hôtes et de prendre du temps pour réfléchir à leur avenir (elles vont probablement déménager). Elles ont fait une exception pour nous, et nous avons passé deux jours très agréables avec elles. 

Le mardi, une des sœurs nous a emmené voir un pasteur dont la famille s'est associée à la communauté. Arrivé il y a vingt ans dans un petit village sans église, il s'est petit à petit fait accepter par les villageois en aidant aux travaux des champs. Il a construit de ses propres mains une église dans le style traditionnel, qui est sans aucun doute la plus jolie église que j'ai vue en Corée jusqu'à présent. C'est un espace lumineux, harmonieux et paisible qui invite à la prière, beaucoup plus à mon goût que les salles fonctionnelles avec vidéoprojecteur et écran qu'utilisent la plupart des églises protestantes et qui me donnent vaguement l'impression d'être à une conférence à l'université plutôt qu'au culte.

L'intérieur de l'église

La femme du pasteur peint des portraits des anciens du village

Vue de l'extérieur, avec le pasteur, sa femme et une des sœurs

Nous avons bien profité du rythme calme de la communauté, de la prière du matin à 6 heures (50 minutes de silence) à celle du soir, parfois remplacée par une marche dans la campagne si le temps est frais.

Dans la matinée du mercredi, nous avons pris congé des sœurs et nous sommes partis vers l'est. Nous avions prévu de passer un jour et demi dans un petit village où vit une communauté de familles appelée "Communauté du pissenlit" (la femme du pasteur de la communauté a expliqué pourquoi, mais j'ai déjà oublié).


Ici, la vie se fait vraiment en commun : la journée commence par une prière commune à six heures, suite à laquelle les travaux du jour sont répartis ; les repas sont préparés et pris en commun dans le grand bâtiment qu'on aperçoit sur la photo ci-dessus ; les travaux des champs sont faits ensemble ; les familles qui se sont formellement engagées à faire partie de la communauté lui reversent leurs revenus. Les gens passent du temps les uns avec les autres et les uns chez les autres ; les enfants de la communauté ne manquent pas d'adultes attentifs pour s'occuper d'eux lorsque leurs parents ne sont pas disponibles. Au départ, l'intention était de créer une communauté missionnaire. Puis, il y a quelques années, il a été décidé de fonder une école alternative, qui refuse la logique de la performance et de la compétition qui domine dans le système coréen, et qui initie les enfants à la vie de la nature et aux travaux manuels. Cette école a tellement de succès qu'elle commence à mobiliser l'essentiel des forces de la communauté. Elle accueille actuellement 75 élèves.


Le premier soir, après le repas, nous avons passé la soirée avec Eunshil, l'une des membres de la communauté qui a un petit atelier de couture où elle fait des choses magnifiques. 

Le lendemain, nous espérions pouvoir nous faire une idée plus précise de la vie quotidienne ; finalement, rien ne s'est passé comme prévu, mais nous avons tout de même passé une très bonne journée. 

Tout d'abord, on nous avait mal indiqué l'heure de la prière commune. Nous sommes arrivés à six heures et demie, alors que tout était fini et que le travail de la journée avait déjà été réparti. En attendant le petit-déjeuner, nous avons décidé de partir visiter le reste du village et les environs. Nous avons vu sur les panneaux indicateurs qu'il y avait apparemment trois temples bouddhistes dans un si petit village ; nous avons décidé d'aller en visiter un. Nous sommes partis par un petit chemin grimpant dans la montagne. Après avoir bien transpiré (il faisait déjà chaud à 7 heures du matin), nous nous sommes rendus compte que le chemin finissait par disparaître complètement sous la végétation : ce n'était visiblement pas la bonne route. Nous avons dû redescendre et chercher quelqu'un dans un champ à qui demander notre chemin. Finalement, nous avons trouvé un petit temple ; pendant que nous en faisions le tour, le moine qui s'en occupe nous a aperçus et nous a invités à venir prendre une tasse de thé chez lui. Le temps a passé vite en discutant et en savourant le thé (un thé à base d'un fruit séché, qui s'appelle en coréen la "patate à cochon" ; je n'en avais jamais goûté mais c'est très bon). A huit heures et demies, heure du petit-déjeuner, nous sommes revenus à la salle commune... pour découvrir qu'il n'y avait personne. Nous avons appris plus tard que le petit-déjeuner est habituellement pris ailleurs. 

En attendant, nous étions bien embêtés. Nous avons cherché quelqu'un qui pourrait nous renseigner et nous avons trouvé un monsieur qui travaillait dans son élevage de poules. Celui-ci n'était pas membre de la communauté, mais il a essayé de contacter quelqu'un ; le téléphone ne passait pas. "Ça ne va pas aller comme ça", a-t-il déclaré. "Venez donc manger un morceau à la maison."Il nous a emmenés chez lui, dans son adorable petite maison au toit couvert d'herbe.


Il nous a préparé un bon repas, avec des œufs de ses poules. Du coup, pour le remercier, nous lui avons demandé si nous pouvions l'aider à quelque chose. "Je veux bien un coup de main pour nettoyer les œufs", a-t-il dit. Et nous avons finalement passé la matinée avec lui, en nettoyant les œufs tous tièdes et en assemblant les boîtes pour l'expédition. C'est aussi quelqu'un de très intéressant, qui a été déçu par les églises protestantes établies. "En vivant ici à la campagne, je vois tous les jours combien Dieu est bon et généreux", nous a-t-il expliqué. "Alors les pasteurs, avec leur Dieu qui n'aime que leurs propres paroissiens et surtout ceux qui donnent beaucoup d'argent, ils me font bien rire !"

La carte de visite 

A force de discuter, nous avons été en retard aussi pour le repas de midi... et l'après-midi, il n'y avait rien de prévu dans la communauté, parce qu'il faisait trop chaud. 

On est rentrés à Séoul après le repas du soir, et il faudra qu'on revienne pour passer vraiment du temps avec la communauté !

samedi 17 août 2013

Tombes royales et temple

Hier, nous avions prévu une visite guidée aux tombes royales de Seolleung et au temple bouddhiste de Bongeunsa. Normalement, j'apprends énormément de ces visites guidées ; hier j'ai eu du mal à suivre dans tous les sens du terme. La guide parlait beaucoup trop vite pour moi, j'ai rapidement décroché. Elle marchait trop vite aussi, si bien que non seulement j'ai eu le plus grand mal à prendre des photos, mais, mal remise de ma grippe, j'avais les jambes toutes flageolantes au bout d'une heure à peine. Hyonou par contre a beaucoup apprécié.

Voici tout de même quelques images.

Tombes royales :

Une des tombes




Bongeunsa :


Lampions blancs pour les morts



Poisson-tambour


Les bâtiments du temple reflétés dans l'immeuble d'en face

mercredi 14 août 2013

Essayage

Hyonou va entrer en stage pastoral dans un peu plus de deux semaines. Selon la coutume de l'Eglise réformée de Neuchâtel, il a besoin non d'une robe noire traditionnelle (pourtant il en a une, et laquelle ! celle d'Emilio Castro, grand théologien de la libération qui a été secrétaire général du Conseil œcuménique), mais d'une aube blanche.

Il la fait faire en ce moment par une religieuse anglicane au centre-ville de Séoul.

Ce matin, nous sommes passés au monastère pour un premier essayage : 



Avec Sœur Angela, la sœur couturière

L'aube lui va bien, non ?