samedi 28 janvier 2012

A pied

On a bien marché aujourd'hui, et pas utilisé une seule fois les transports en commun. Nos pas nous ont tout d'abord conduits à la mosquée Bleue, où nous sommes entrés. 

Pour Maman qui s'inquiétait des consignes vestimentaires : eh bien, tout le monde fait un peu comme il veut, du moment qu'on enlève les chaussures. Des gens à l'entrée distribuent simplement des paréos turquoise à l'entrée pour les dames jugées un peu trop court vêtues. Sinon, capuche, bonnet, foulard ou tête nue, on voit de tout...

Cet aparté vestimentaire une fois fait, voici quelques photos de l'intérieur de cette magnifique mosquée (17ème siècle). 



La coupole centrale

Le mirhab et le minbar

Après avoir mitraillé les lieux, on s'est intéressé aux visiteurs : 


Une touriste coréenne





Et voilà ce que je faisais avec mon téléphone : une photo panoramique.


En ressortant, on a fait connaissance avec le chat de la mosquée, qui est installé au bas des escaliers et mange le pain (oui, le pain) que lui jettent les visiteurs : 


Je me suis accroupie à côté de lui pour lui gratter la tête et il a tout de suite sauté sur mes genoux pour voir si je ne cachais pas à manger sous mon manteau (on ne sait jamais !). Au passage, il a consciencieusement barbouillé mon pantalon de ses petites pattes boueuses.

Un peu plus loin, nous avons croisé un goéland assez hargneux qui s'en prenait à des corneilles.


Nous nous sommes ensuite dirigés vers l'embarcadère pour un tour en bateau sur le Bosphore ; en chemin, nous avons traversé le Grand Bazar et le Marché aux épices (dont j'ai des photos que je n'arrive pas à exporter, je ne sais pas pourquoi). Nous avons enfin eu notre tour en bateau (c'était aujourd'hui ou jamais, parce qu'on annonce de la neige pour tout le reste de la semaine prochaine). Pendant la croisière, nous avons discuté (en allemand) avec une charmante dame, originaire d'Istanbul mais qui vit en Allemagne, et qui nous a dit qu'elle n'avait aucun souvenir d'un hiver aussi enneigé.
Quelques bâtiments aperçus au fil de l'eau : 








La foule des pêcheurs à la ligne sur le pont Galata (apparemment, ils revendent leur pêche aux restaurants de l'étage du dessous)

Nous avons ensuite flâné dans les petites ruelles commerçantes qui entourent le marché aux épices.


Nous nous y sommes arrêtés dans une excellente pâtisserie pour un thé et un succulent baclava, avant de poursuivre notre exploration jusque dans le quartier des animaleries. On y trouve de tout : des poules, des cailles, des pintades, des canards mandarins, des oies, des faisans, des paons et même des sangsues (conservées dans de gros bidons ; l'inscription en turc contenait les mots "migrene" et "romatismaya", donc j'imagine qu'on les vend pour un usage thérapeutique).

Nous avons fini par nous retrouver là : 


Là, c'est derrière la Nouvelle mosquée dont les lumières s'allument à la tombée de la nuit... Plutôt pittoresque, non ? Sauf que le vrai décor, c'est ça :


Il y a un espèce de terrain vague / décharge publique juste derrière le quartier des animaleries... Pas très engageant !

Pour finir la journée, nous avons décidé d'aller voir la Petite Aya Sofya (autrefois l'église Saints-Serge-et-Bacchus, devenue mosquée à l'invasion ottomane). Nous avons bien l'intention d'aller voir la grande, mais nous sommes un peu sceptiques devant le prix exorbitant des billets d'entrée, alors que la Petite Sainte-Sophie, construite à la même époque et sur le même plan, n'est pas payante.

La nuit tombait et on s'est un peu perdus en chemin...


Voilà Hyonou dans la cour d'une mosquée qu'on a prise, à tort, pour la petite Aya Sofya. Elle n'avait d'ailleurs rien de byzantin !

La vraie petite Aya Sofya est très belle. Elle a été récemment restaurée, et on a mis en valeur les colonnes et chapiteaux byzantins, ainsi que la frise de marbre, gravée de versets du Nouveau Testament, qui court tout au long de l'édifice. Si j'ai bien compris, par contre, les fresques d'origine sont toujours recouvertes sous le badigeon appliqué à sa transformation en mosquée... Je n'ai pas beaucoup de photos de l'intérieur, parce que nous avons dû ressortir précipitamment à cause de la dernière prière de la journée.




Enfin, il n'est pas possible de conclure ce billet sans rendre hommage à la gentille dame qui nous a enseigné quelque chose d'essentiel : comment traverser une rue. Voyant qu'on était coincés sur un trottoir, paralysés par le flot incessant des voitures, elle nous a dit dans un allemand approximatif : "Hier ist Türkei ! Ich zeige ! Folgen !" ("Ici, c'est la Turquie ! Je vais vous montrer, suivez-moi !). Sur ces mots, et sous nos yeux horrifiés, elle s'est jetée, foulard au vent, sous les roues d'un taxi qui arrivait, et l'a arrêté d'un geste majestueux et autoritaire... Hum, je ne suis pas sûre d'oser refaire la même chose toute seule !

vendredi 27 janvier 2012

Sous la neige

Tout est dans le titre : dès le réveil, la neige ne nous a plus quittés aujourd'hui, tombant sans discontinuer toute la journée. Dès que nous avons quitté notre hôtel, nous avons découvert la mosquée Bleue sous la neige...


Aya Sofya (Sainte-Sophie) sous la neige...


Et  nous sommes allés sous la neige visiter le palais Topkapi (prononcer "Topkapeu" ; ça s'écrit avec un i sans accent que je n'arrive pas à trouver).



L'intérieur du palais et du harem est vraiment splendide. J'ai tellement été fascinée par l'éclat des couleurs dans les céramiques, les mosaïques, le bois sculpté, les tissus... que je n'ai presque pris que des plans de détail, en oubliant complètement les vues d'ensemble !

Un appui de coupole dans la bibliothèque

Toujours dans la bibliothèque

Une jolie calligraphie en miroir dont j'ignore totalement la signification

Hyonou se verrait bien prince dans ce genre de palais, si seulement on installait le chauffage central

Dans le harem, un autre appui de coupole totalement recouvert de céramique

Une embrasure de fenêtre

"C'est beau !"

Une autre embrasure de fenêtre, au-dessus d'un divan

Un des murs du harem donnant sur une cour intérieure

Une petite allée dans le harem

Nous avons déjeuné à proximité du palais, dans un minuscule restaurant où tout était petit : la salle à l'étage, les marches de l'escalier qui y monte, les tables et les chaises. En arrivant, Hyonou a demandé à aller aux toilettes et le propriétaire l'a conduit... à la mosquée du coin (d'ailleurs une jolie petite mosquée du 18ème siècle dont la salle principale est un simple préau ouvert sur un côté), où venait de résonner l'appel à la prière ! Nous avons bien mangé, et c'est visiblement une adresse appréciée à en juger par l'affluence soudaine de clients à la fin de la prière de midi.

J'ai remarqué qu'ici, il est très facile de trouver des plats végétariens. Par exemple, dans ce petit restaurant qui sert surtout de la viande et est apparemment spécialisé dans les tripes rôties, j'ai eu un grand bol de soupe aux fèves bien chaude pendant que Hyonou savourait une grillade. Même lorsque ce n'est pas à la carte, la concurrence est tellement rude entre les petits commerces que les propriétaires sont prêts à tout pour garder des clients, y compris à improviser un plat végétarien, comme ç'a été le cas hier soir ! 

Après cela, notre projet était d'aller au bord du Bosphore pour prendre un dessert et un thé dans une pâtisserie avant d'embarquer pour un tour en bateau. Hélas, arrivés au bord de l'eau, on s'est rendus compte qu'il neigeait tellement qu'on apercevait à peine la rive d'en face... Inutile de prendre le bateau, on n'aurait rien vu du tout ! On a donc traversé le Bosphore en tramway pour aller marcher dans l'avenue Istiklal, une grande avenue commerçante et chic du quartier anatolien. Hyonou, qui est bien mal équipé pour un temps aussi froid, s'y est acheté une polaire. On a descendu toute l'avenue à la recherche d'un salon de thé vanté par notre guide touristique, pour découvrir qu'il avait disparu, remplacé par un restaurant. Sur le passage, nous avons tout de même pu visiter l'église Saint-Antoine, une des principales églises catholiques d'Istanbul. Toutes les décorations de Noël étaient encore là et j'ai trouvé le résultat, comment dire... très kitsch.

Un aperçu de ce que ça donne dans le chœur...

Même la Vierge Marie, au milieu du chœur, a une auréole rayonnante entièrement recouverte de strass !

Il y a également deux crèches, une petite à l'intérieur et une grandeur nature dehors, qui ont énormément de succès. Un monde fou vient les prendre en photo et se faire photographier devant !

On a fini par trouver un café où on a pu s'installer pour prendre deux "türk kahvesi" (cafés turcs) et goûter quelques sucreries.


On aurait bien aimé finir l'après-midi par une visite de la citerne-basilique, mais les horaires annoncés sur le guide n'étaient plus les bons et il restait trop peu de temps... On est donc revenus à l'hôtel se reposer et se réchauffer !

jeudi 26 janvier 2012

Aux portes de l'Europe

Pour ce début de l'année du dragon (commencée lundi), Hyonou et moi passons notre semaine de vacances hivernales à Istanbul.

Nous sommes partis très tôt ce matin (à 2h !) de la maison, mais le voyage a été sans histoires. Une fois arrivés à l'aéroport Sabiha Gökçen, sur la rive asiatique du Bosphore, nous avons tout de suite été bien accueillis : toutes les dames ont eu droit, à l'arrivée, à un œillet rouge offert par le personnel de l'aéroport.



Pour nous rendre au centre-ville, nous avions réservé une place dans la navette de l'aéroport, service un peu cher (10 euros par personne) mais bien pratique, puisqu'il nous dépose directement à l'hôtel et viendra nous y chercher pour le retour. Sur le chemin, nous avons traversé pas mal de faubourgs d'Istanbul, certains même par des routes détournées pour contourner les bouchons de l'autoroute. Ma première impression de la région est que cela me rappelle beaucoup... Séoul ! Les mêmes reliefs montagneux, les mêmes complexes d'immeubles, la même frénésie de constructions nouvelles, les mêmes petites maisons pas toujours très propres à flanc de colline... jusqu'aux mosquées, aussi nombreuses ici que les églises là-bas.

Notre hôtel a l'air plutôt agréable ; notre chambre est petite, mais propre et confortable. De la fenêtre, nous avons vue sur la coupole de la mosquée Bleue : 


Sur la coupole de Sainte-Sophie : 


Et aussi sur l'arbre de la petite cour de l'hôtel, dans lequel une jolie voisine semble avoir élu domicile : 


A part les mosquées, d'autres "choses" sautent aux yeux par leur omniprésence : les chats errants. Il y en a absolument partout, dans les parcs, dans les ruelles. Certains mendient aux tables des restaurants. Ils ne sont pas très farouches ! En allant manger à midi, on a fait connaissance avec une petite troupe qui avait élu domicile près du restaurant que nous avions choisi.



Après le repas, nous nous sommes promenés au hasard dans la vieille ville, dont nous avons encore du mal à nous faire une vue d'ensemble (ce qui fait que nous ne sommes pas du tout allés là où nous croyions aller...).

Nous avons admiré la lumière du soleil couchant sur la mosquée Bleue...


Derrière la mosquée Bleue, nous avons découvert de petites ruelles aux devantures colorées :


Nous avons admiré le travail raffiné d'une tisserande :



Nous avons pris un thé et une bière à l'étage inférieur du pont Galata :


Et nous avons fini par un excellent dîner dans un petit restaurant où la communication a été un peu compliquée mais les propriétaires très sympathiques ! 


Sur ce, au lit : la journée a été longue...

mercredi 4 janvier 2012

De retour

Pendant ces quelques jours de vacances, j'ai pu tester le cadeau de Noël que m'a offert Hyonou : un nouvel objectif pour mon appareil photo, qui me plaît beaucoup ! Voici quelques images...

Mésange charbonnière (photo de Hyonou)

Bonne-maman

 Michel

Papa

Sur la Maine

lundi 2 janvier 2012